Roland Magallon et son Mosquito 210 en 1979
le premier pendulaire biplace

Si l 'invention de  l' Ulm pendulaire  date  d' une quarantaine    d'années  et   est   Américaine,  le mouvement quant à lui, n'a débuté que dans  les années 80, sur le territoire Français, et en partie, grâce  à    l' évolution    des   ailes   Rogallo,  qui    ont   permis  un domaine de vol motorisé plus sûr.

 

C’ est  aux  Rogallo,  que   nous  devons   cette  merveilleuse invention  des  années  50.  Ils  ont  imaginé, à  l' époque,  la possibilité la plus simple, la plus pratique, et la moins chère pour voler.

Puisque   le   centre  de  recherche  N. A . C . A. , où  il  était ingénieur,  n' a  pas  souhaité  entreprendre  ce  projet qu'il avait proposé, Francis Rogallo, aidé de sa femme Gertrude, a décidé de poursuivre son idée sur son temps libre.

 

1979 la Naissance de l’U.L.M Pendulaire commercialement parlant

 

Roland Magallon, P.D.G  de la société SOFREC à Suresnes et constructeur de deltaplane Véliplane, se voit refuser, lors d' une  démonstration,  l’ essai  du   Motodelta.  Frustré, de retour  à  son  usine, en  adoptant  les  mêmes  critères   qui inspirèrent Francis Rogallo, il assemble des tubes de  façon la  plus  simple,  la  plus  pratique, et  la  moins  chère.  Il  y installe  un  petit  moteur  Solo  et appellera  son  tricycle le Mosquito 210.   

Pour    Roland   Magallon,   les    essais   ne    posent   aucun problème;  en  deltaplane  il  n' aime  pas  voler  en  position allongée  et  il  est  un  des  seuls  à  voler   assis,  il   ne   sera donc pas dépaysé.

Il  commercialise   ce   tricycle,  en    pensant   intéresser  les deltistes  de  la  région Parisienne qui  possèdent  déjà  leurs ailes. Il entreprend les démarches auprès du S.F.A.C.T pour que ses machines puissent voler  légalement.

 

1981 – la Naissance de l'école

 

Finalement  Roland  Magallon  aidé  de  Gérald  Lancien  et Jean-Marc  Peuffier  font  voler  le  premier biplace qui sera bimoteur.

Ces machines, équipées de deux moteurs  Solo de  12  CV en prise  directe,  ont  une  poussée  maximale de 64 kg  et cette poussée  ne  permettait  pas d’emmener  plus  de  150 kg  de pilote + élève.  

Les nouveaux  élèves  arrivaient  de  partout,  y  compris  de l’ étranger.  Les  élèves  étaient  formés  sous  forme de stage d’ une  semaine. Entre 6  et  12  élèves  par  stage,  et chaque fin  de semaine, malgré le peu de fiabilité de ces machines, 5 à 10 élèves volaient de leurs propres ailes.                              Il n'y avait pratiquement pas de journée d'école sans panne et c' est  en conditions réelles que les élèves travaillaient  cet exercice. En vol, quand les moteurs n'étaient pas en phases, ce  qui  se  faisait à l'oreille, les vibrations sectionnaient  des boulons  de  diamètre 8mm , et des hélices, carburateur, pot d'échappement, etc.. pouvaient être perdus.

Les  premières  années  de nombreux adeptes utilisèrent ces machines, et  volaient  avec  un  grand sentiment de  liberté. Cette activité était généralement considéré comme une sous aviation par la plupart des personnes de  l'aéronautique,  et les pilotes comme des kamikazes.

Contrairement  à  ce  qui  a  pu  être  dit, et malgré le grand nombre d'incidents  il y avait peu d' accidents, et certains se sentaient plus  en  sécurité  à  bord  de  ces  machines qu’ au volant de leur propre voiture.

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